• La hiérarchie musulmane est la suivante :

    ⇒Le muezzin, dévolu de plein droit à un abyssin, fait l'appel à la prière.
    ⇒L'imam, dévolu de plein droit à un arabe, dirige la prière.
    ⇒Le recteur de la mosquée dirige la mosquée.
    ⇒Le cheikh, âgé d'une trentaine d'années révolues, est un chef de clan ou tribu.
    ⇒Le mufti (arabe : مفتي) est un jurisconsulte. Lorsque des musulmans sont divisés sur un sujet particulier, souvent face à des contradictions de fatwas, ils peuvent solliciter son arbitrage pour obtenir des éclaircissements sur l'interprétation de la charia.
    ⇒Le faqih (arabe : فقيه) est un maître en droit musulman.
    ⇒Le mouhaddith est un spécialiste du hadith.
    ⇒Le cadi est un juge dans un tribunal islamique.
    ⇒L'ouléma, 'âlim (arabe : عالِم), est un docteur de l'islam, un enseignant-chercheur en droit musulman. Dans le Coran, al-'Alîm (arabe : العليم), l'Omniscient est l'un des nombreux attributs de Dieu.
    ⇒Le molla ou mollah (Ayatollah ou Hodjatoleslam) est un érudit musulman dans des pays dont le langage a une influence perse (arabe : mawlān, مولًى, pl. mawâlin, موالٍ aide ; défenseur ; seigneur). Il est la plus haute autorité pour les chiites.

    Dans le sunnisme

    L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et l'ijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلات [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلة [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite.

    ⇒al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
    ⇒al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ;
    ⇒al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ;
    ⇒al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ;
    ⇒al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam.
    Les savants exégètes sont considérés comme les « héritiers » ou « successeurs » des prophètes.

    Dans le chiisme
    Le chiisme orthodoxe de la branche usuli (clergé des ayatollah) reconnaît (contrairement aux Chiites Akhbari), a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'islam, pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée.

    Chez les chiites, le titre d'imam désigne le chef spirituel et temporel de la communauté musulmane (calife pour les sunnites). Il est porté par les descendants d'Ali ibn Abi Talib (premier imam) et de Fatima Zahra (fille de Mahomet) jusqu'au douzième imam (Mahdi). Les imams sont considérés comme les dépositaires du sens secret de la révélation coranique et comme les seuls successeurs légitimes de Mohamad.

     

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  • Dans la compréhension musulmane, la prédestination du bien et du mal consiste à croire que tout ce qui se produit dans ce monde - qu’il s’agisse des actes volontaires ou involontaires d'un individu - est prédestiné par Dieu. Ce qui arrive était déjà écrit. Les événements surviennent inéluctablement. La volonté de Dieu se réalise toujours selon sa sagesse éternelle. Ainsi, toute chose – bonne ou mauvaise – est connue de Dieu par avance, et se réalisera en temps voulu. Et celle dont Dieu n’a pas voulu l’existence, ne se réalisera pas. Par conséquent, même si tous les Hommes venaient à s'unir pour faire profiter d’un bienfait quelconque à un individu ou, à l'inverse, pour lui causer un tort qui ne lui a pas été prescrit, ils ne sauraient y parvenir.

    Dieu a tout prescrit dans le « tableau préservé » (al-lawhou al-mahfoûdh اللوح المحفوظ) tel que l'enseigne le Coran :

    « C'est Nous (Allah) qui ressuscitons les morts. Nous faisons inscrire ce qu'ils ont fait et les conséquences de leurs œuvres. Et Nous avons dénombré toute chose dans un Tableau clair ».~sourate 36 verse 12

    إِنَّا نَحْنُ نُحْيِي الْمَوْتَىٰ وَنَكْتُبُ مَا قَدَّمُوا وَآثَارَهُمْ ۚ وَكُلَّ شَيْءٍ أَحْصَيْنَاهُ فِي إِمَامٍ مُبِينٍ~سورة يس آية ١٢

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  • Selon l'islam un certain nombre d'évènements surviennent après la mort dont les plus importants sont :

    Le jour du jugement (Yawmu lkiama يوم القيامة): Il surviendra après la fin du monde dont seul Dieu connait l'échéance.La durée sera de 50 000 ans. La terre sera une autre terre ainsi que les cieux. Allah jugera les gens sans intermédiaire. Les étapes seront :

    • La résurrection physique : elle marque le début du jour du jugement. Les gens seront ressuscités par Allah, nus et incirconcis, afin d'être jugés.
    • Le rassemblement : tous les gens seront rassemblés en un lieu pour se faire juger.
    • L'exposition des actes : chacun verra exposés ses actes, bons ou mauvais.
    • La rétribution : en fonction de leurs actes, les gens seront récompensés ou châtiés.
    • La balance : les actes seront comparés, bons contre mauvais.
    • Le pont (al-sirat الصراط) : il relie la nouvelle Terre aux abords du paradis et il sera dressé au-dessus de l'enfer dans lequel, selon l'interprétation majoritaire, les « infidèles » chuteront (ceux qui n'acceptent pas le Coran).
    • Le bassin (al-kawthar الكوثر) : chaque communauté aura son bassin dont boiront les musulmans pieux avant d'entrer au paradis.
    • L'intercession : avec la permission d'Allah, ses prophètes, ainsi que d'autres pieuses personnes ou le coran, intercéderont pour les auteurs de grands péchés, qui méritent un châtiment (Tawassoul توسل)
    • L'enfer (jahannam جهنم) : c'est un endroit~un grand feu très intense, brûlant, éternel et inétouffable~dans lequel, selon l'interprétation majoritaire, seront châtiés les « infidèles ». L'interprétation des versets coraniques relatifs à la « durée » du séjour infernal est l'objet de développements théologiques. Le pouvoir de ce feu est sûrement plus fort et plus brulant que n'imoorte quel feu sur la terre..
    • Le paradis (al-janna الجنة) : c'est une demeure de félicité éternelle réservée aux personnes unifiant Dieu, ainsi qu'aux personnes sincères. Là-bas, tout ce qu'on souhaite avoir arrivera tout de suite.
    • La vision du Seigneur : les musulmans verront Allah, sans notion de distance et sans qu'il y ait un doute sur cette vision.

    La majorité des musulmans croient à la question, au supplice et à la félicité de la tombe. Ceci n'est pas mentionné dans le Coran mais dans la Sunna. Selon cette dernière, après la mort, toute personne sera questionnée dans sa tombe par deux anges du nom de Mounkar et Nakir : « Qui est ton Seigneur ? Qui est ton prophète ? Quelle est ta religion ? ». Les musulmans pieux répondront correctement à ces questions et auront la félicité dans leur tombe, tandis que les non-musulmans et certains musulmans désobéissants n'y répondront pas correctement et seront châtiés. Biensûr même si une personne connaît les bonnes réponses mais ses actes dans la vie n'étaient pas bons pour la Jannah, il ne pourra pas dire les réponses correctes (notre âme va tout dire à notre place).

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